Liste de mes petits bonheurs

Ça fait cinq ans que je traîne un petite feuille sur laquelle j’écris au fil du temps des moments tout simples de mes journées qui me remplissent de joie. C’est comme un recueil de petits trésors. J’y retourne parfois pour constater à quel point ma vie est magique.

  • Voir le jour se lever. Entendre le premier oiseau. Avec des bébés naissants, malgré la fatigue, c’était un bonheur à tout casser. Aujourd’hui, les rares fois où je vois le soleil poindre à l’horizon sont magiques.
  • Lire le matin dans ma chaise berçante, avec une doudou alors que la maison est encore silencieuse. Mon café fumant est sur la petite table ronde près de moi.
  • Voir les rayons du soleil se déplacer dans ma maison au fil des heures.
  • Le rire franc de mes enfants.
  • Ma marche quotidienne, particulièrement en hiver à 8h30 alors que le soleil est aligné parfaitement dans ma rue. Que ce soit avec ma bedaine ou avec ma fille en poussette ou seule, c’est magique. Je ferme les yeux et je laisse les rayons du soleil réchauffer mon visage. J’entends la neige crisser sous mes pas.
  • M’assoeir à la bibliothèque alors que j’entends une ou deux personnes lire les journaux doucement et qu’une autre fait un casse-tête. Les grandes fenêtres laissent entrer plein de lumière. J’entends quelques pas doux dans les allées et l’ouverture d’un livre pris au hasard. C’est tellement peinard! Quand je serai vieille, je passerai mes journées là.
  • Quand mes enfants me disent « Je t’aime, maman ». Je fonds.
  • Ouvrir un nouveau sac de café et mettre mon nez dedans. L’odeur. Il n’y a pas de mot.
  • Faire de la couture. Quand je commence, je perds la notion du temps. Une minute, il est 19h. La minute d’après, 22h.
  • Regarder encore Les bobos. Regarder encore Mets-y le Paquet. Regarder encore Like-moi, Sex and the city, Desperates Housewives. Rire encore.
  • Au printemps, quand la neige commence à fondre, mon mari me pellete un petit trou sur le balcon. J’installe une chaise et j’écoute la neige fondre sous le balcon. Ploc, ploc, ploc. Je vois des flocons disparaitrent. Magie.
  • Être chez moi, surtout les journées les plus courtes de l’année. Mon cocon douillet : j’y resterais enfermée comme un ours.
  • Mon chalet. Le puit d’eau qui nous lâche. La toilette qu’on doit ménager. La douche DIY fait une cruche d’eau 4L percée et revirée à l’envers. L’ampoule nue au-dessus de la table à dîner sortie des années 50. La famille réunie. La Dame de pîque. Le jeu de la banane. Les hot dogs préparés devant la rivière. Les discussions devant la rivière. Les pensées perdues dans la rivière. Puis, les étoiles.
  • Les orages, les tempêtes. Spectacle gratuit. Je suis aux premières loges.
  • Les oiseaux dans ma cour. Spectacle gratuit. Je suis aux premières loges aussi.
  • Cuisiner longuement un potage, un repas principal, un dessert, puis voir ma famille se délecter longuement devant mon souper trois services.
  • Les discussions enflammées autour de la table le soir.
  • Les jours où je tombe sur des objets inusités dans des friperies. Un chandail que je cherchais. Un jouet vintage. Une surprise pour mes enfants.
  • Me débarasser d’objets rendus inutiles. L’espace que ça cré dans ma maison et dans ma tête m’apaise. Un soulagement de pouvoir laisser aller une chose de plus.
  • Faire des mots croisés quand je pars en camping.
  • Ma fille collée sur ses deux frères, sur le futon du sous-sol.
  • Voir une montagne. Être en bas, être en haut. De loin, de proche. Peu importe. Ça me donne cette impression d’immensité, de force, et me rappelle comment on est petits.
  • Ma chandelle allumée le soir sur la table de cuisine. Elle nous accompagne toute la soirée, puis s’éteint seule quelques heures plus tard. C’est l’heure d’aller au lit.
  • Quand mon mari m’offre un bouquet de marguerite. N’importe quand, sauf le 14 février.
  • Quand mon mari me prend dans ses gros bras dodus et musclés, et que je sens sa barbe pas trop longue, pas trop courte sur mon front.
  • Être sur mon divan le soir, dans ma couverture, avec des pantoufles, avec mon verre d’eau rempli, un livre et la télécommande tout près. Je lis (je voudrais lire!), mais bientôt, je suis somnolente, puis je mets l’émission How the universe works. En quatre ans, j’ai mis les saisons en boucle, mais je n’ai jamais pu visionner une émission au complet. Je me laisse bercer par la gravité des trous noirs, la majestuosité des guerres de galaxies, la trajectoire des planètes et je m’endors dans les étoiles.
  • Puis, ça recommence et je dis merci à la vie.

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