Se rappeler des trois questions à 100 piasses

  • « Est-ce que cet objet est lourd sur tes épaules? »

(Si oui, dehors. Si non, passe à la prochaine question.)

  • « Est-ce qu’il a une place attitrée? »

(Si oui, range-le. Si non, passe à la prochaine question.)

  • « Est-ce que lui créer une place en vaut la peine? »

(Si oui, fais-lui une nouvelle place. Si non, dehors.)

Trois questions faciles pour simplifier le processus de désencombrement. Chaque objet qui m’entoure a passé le test des trois questions. J’aime les objets que je possède et ils ont une place particulière. Si ce n’est pas le cas, ça me dérange, ça me chicote, ça traîne quelque part dans ma conscience, je ne suis pas tranquille d’esprit. Parfois, ce sont des objets qui n’ont nulle part où aller, qui semblent sonner tout faux peu importe où je tente de les intégrer. Parfois aussi, ils ont une place, mais ne m’apporte plus « de joie » (vive Marie Kondo!), ou ont terminé leur mission chez moi. Dans certains cas, ils ont été remplacés par autre chose, ou ont perdu de la valeur à mes yeux. Souvent, je n’en ai juste plus besoin.

Je suis allée dans la chambre à mon fils cadet Kiki cette semaine. C’était un état d’abandon avancé : les vêtements partout, le lit pas fait, la table de nuit et le plancher débordants d’OBNI (objets bizarres non identifiés). J’ai trouvé des projets en cours depuis des mois mais qui ne finissent jamais, et des projets terminés depuis belle lurette mais qui prennent la poussière.

Il était motivé à faire le ménage (parce que je lui avais proposé un travail d’équipe du tonnerre!) alors j’ai sauté sur l’occasion. Pour chaque objet esseulé ou non identifié ou pas rangé (même un petit bout de papier, un dessin douteux, un bout de crayon aiguisé des deux bords), ce sont les trois questions que je lui posais.

1- « Est-ce que cet objet est lourd sur tes épaules?« 

Est-ce qu’il est utile pour toi? Est-ce qu’il fait ton bonheur? Est-ce qu’il a une mission particulière dans ta vie? Est-ce qu’il représente un souvenir cher à tes yeux? Est-ce que le simple fait de le regarder te rend joyeux? Si oui, il doit rester. Si ce n’est pas le cas, le regarder poireauter dans ton univers, dans l’espace précieux dont tu disposes, peut être lourd. Il ne faut pas oublier que les objets non désirés prennent une place physique qui pourrait servir à autre chose.

Donc, s’il est lourd sur tes épaules, il va dehors (donner/vendre/jeter). Sinon, on passe à l’autre question.

2- « Est-ce qu’il a une place attitrée? »

Chaque objet devrait avoir une place et toujours y retourner. Un objet qui traîne dans la maison est un objet qui traîne dans l’esprit aussi. On pile dessus. On s’enfarge dedans. Il pue l’abandon. Une petite voix intérieure nous rappelle qu’on devra un jour le ranger.

Chaque chose à sa place : ça doit être un automatisme.

La plupart des OBNI de Kiki avaient une place attitrée, mais il suffisait de prendre quelques secondes pour les ranger. Non seulement ça encourage l’ordre, mais ça permet de mettre en évidence ce qui lui tient vraiment à coeur. Kiki a une passion pour les cartes de hockey. Il est tout naturel qu’une place de choix soit dédiée à ses collections. Ses différentes médailles le rendent fier. Les mettre en valeur va de soi. Sa chambre lui ressemble. Son univers évolue, se transforme avec les années, mais c’est une représentation de ce qu’il est en temps réel.

Pour les objets qui n’avaient pas de place attitrée, on est passés à la troisième question.

3- Est-ce que lui créer une place en vaut la peine?

Si devoir créer une place à cet objet est lourd sur la conscience, qu’il ne semble fitter nulle part, que sa présence n’est pas naturelle, out. Dans le cas de Kiki, rendu à la troisième étape, c’était souvent destiné à sortir de la maison. Dans le cas contraire, on lui attribue une place précise. C’est le cas avec les cadeaux de Noël qui commencent tout juste leur mission dans notre vie, mais qui n’ont pas encore de place attitrée.

Dans le cas d’une impasse, je suggère le tiroir à probation. J’ai, sous mon lit, un tiroir qui accumule des objets dont le sort est incertain. Leur créer une place me tente pas pentoute, mais m’en départir non plus. Ils se retrouvent dans le tiroir à probation pour une période maximale de 6 mois et le processus mental se fait entre-temps.

On a fait le grand ménage de la chambre de Kiki en moins de deux. Répondre à ces trois questions simples permet de déterminer le sort de chaque objet sans trop tomber dans l’émotionnel. Il était fier de voir les résultats après l’effort, et de constater l’effet apaisant immédiat. Tranquillement mais sûrement, il apprend à ne pas s’attacher aux objets, mais à chérir ceux qu’il possède et qu’il aime.

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