J’ai assisté, cette semaine, à une conférence sur le minimalisme par l’entremise de l’organisme Craque-Bitume. Une dose de rafraîchissement dans ma vie bien remplie qui m’a rappelé à quel point mon cheminement vers le minimalisme est bénéfique dans toutes les sphères de ma vie. Ça me conforte dans mon épuration des dernières années et me donne un regain de motivation afin de continuer dans cette voie.
Une phrase de la conférencière m’est restée en tête : « Il faut être à la maison comme à l’hôtel ».
Je me suis rappelée ce qui fait des hôtels un lieu si reposant pour l’esprit : le lit grand format doté d’une couette douillette et lourde, de nombreux oreillers moelleux, des textiles de qualité, une fenêtre aux rideaux vastes et opaques, des luminaires bien positionnés diffusant une lumière chaude, des serviettes de bain blanches et épaisses, une penderie organisée où chaque chose a sa place, un doux parfum d’ambiance, la sobriété dans les couleurs et dans le mobilier, des savons et des crèmes à mains joliment présentés. Il n’y a pas grand chose dans une chambre d’hôtel, et pourtant, on s’y sent bien. Il n’y a que l’essentiel. Personnellement, si j’ajoute quelques jeux de société, une pile de livres, un environnement extérieur propice aux longues marches et un frigo rempli de victuailles, je ne veux plus partir de là.
Ça me fait penser à ma belle-soeur et mon frère. Ils ne s’offrent plus de cadeaux à leurs anniversaires ; ils s’offrent des accessoires qui transforment tranquillement leur chambre en une version luxueuse de ce qu’on trouve à l’hôtel. Le vaporisateur à la lavande et la chandelle assortie en prime! Non mais… On passe huit heures par jour dans notre lit. En tout cas, c’est ce que je vise (ma fille a le dernier mot). Lorsqu’on dépense pour avoir un lit de qualité, c’est pas de l’argent perdu (en autant qu’on change pas les draps comme on change de bobettes!), mais des heures de sommeil gagnées. Et après, ça joue positivement sur nos journées.
Etre à la maison comme à l’hôtel. C’est pas mal l’objectif que je me donne quand je fais le ménage. Je veux donner à ma maison des airs de vacances et ressentir l’apaisement mental qui va avec. On s’entend : je sais que j’aurai le lavage à faire et les repas à préparer, mais je garde cette phrase en tête comme ligne directrice. Quand je me couche le soir, je m’assure que ma maison reprenne son look de villégiature avant de m’endormir. C’est reposant pour mon esprit avant de sombrer dans le sommeil. Chaque objet retourne à sa place, les comptoirs se vident, mes luminaires émettent une douce lumière propice au calme et ma chandelle quotidienne s’endort avec moi. Je retrouve ma maison douillette et confortable. En gardant peu de choses à la base et en m’assurant que chaque objet de la maison ait une place, le rangement du soir se fait en un tour de main. Quelques minutes suffisent.
Je vise l’essentiel. Je vise mon essentiel, un peu à l’image de ma valise de voyage. Que des choses que j’aime vraiment ou qui sont utiles.