De toutes les journées dans l’année, le 24 est celle que je préfère. C’est la consécration de plusieurs semaines de préparation, la fin du calendrier de l’Avent, le sapin enfin entouré des cadeaux soigneusement choisis pour ceux que j’aime et la préparation des derniers plats pour les deux veillées familiales qui s’en viennent. Entre deux phrases, je cuisine comme ce n’est pas possible. J’ai une dinde végétalienne à façonner (je m’en remets à l’espérance pour sa réussite parce que mon unique dinde-test était moyenne), un pouding chômeur à cuisiner pour mon père, des fudges au chocolat et d’autres au sirop d’érable et des magic cookie bars (c’est démentiel!) et des brownies classiques à préparer, et j’ai ma sauce à ragoût de boulettes à terminer.
Les 23 et 24 décembre ne sont jamais calmes. Dans le calendrier de l’Avent hier, les enfants avaient droit à une journée familiale en pyjama pour regarder plein de films de Noël en rafale. La journée pyjama, je veux bien. Mais le « familial » ne fonctionne tout simplement pas. Il y a trop à faire pour que je puisse visionner des classiques dans la paix d’esprit. Hier encore, il me manquait un sac cadeau, il me fallait faire un arrêt à la bibliothèque pour récupérer des réservations et faire une halte zéro nécessaire chez Réno-Jouets.
Aujourd’hui, nous en sommes au rituel de la fiole… Une tradition que j’ai instaurée il y a de cela trois ou quatre ans : je demande à chacun des membres de la famille d’écrire un souhait pour l’année à venir. Nous insérons chacun notre vœu dans une fiole que nous accrochons dans l’arbre. Elles seront oubliées avec les autres décorations de Noël pendant un an, puis redécouvertes au moment de sortir l’arbre l’an prochain. Trouver le moment zen pour m’arrêter et réfléchir à la prochaine année relève de l’impossible présentement.
Vingt-quatre heures ne sont pas assez. J’en aurait pris plus. Pas seulement pour les obligations, mais parce que j’aime ça. Les décorations sont à leur apogée, la musique de Noël joue sans arrêt, les gens sont heureux en général (si je fait fi du Monsieur à lunettes fumées qui fulminait de ne pas trouver son gugusse à la boutique du dollar – il vomissait une suite de sacres près des guirlandes lumineuses avec un fond musical de Jingle Bells – ).
Je suis heureuse. Rien ne pourrait m’enlever cette boule de bonheur dans le ventre présentement.
Je reviens à mes moutons, en l’occurrence l’étendue de mes réalisations DIY cette année. Le pourquoi-du-comment je fais ça, c’est que ça prolonge les petits plaisirs du temps des fêtes. Faire ces bidules DIY, participer à des ateliers de création, visionner des tutoriels, faire des erreurs et recommencer me demandent du temps, de l’espace et l’intention de créer dans la simplicité. Au final, ils enjolivent la maison, invitent les enfants à faire preuve de créativité, et j’avoue que j’éprouve une certaine fierté à envoyer mes cartes DIY à la mi-décembre. Ici, en images, des réalisations DIY pour ce Noël 2023.




















